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C'était trois jeunes et beaux garçons qui voulaient prendre la mer
Le premier, le plus sage, prenait son temps au gré des flots
Le second, un peu moins sage, bûchait dur pour ne plus être matelot
Ce que fit le troisième, on sait qu'il navigue, déjà, dans sa tête sur son bateau.
Ces trois gaillards, avant et arrière, rencontrèrent des capitaines
Des petits, des moyens et des gros
L'hiver sur les flots, le froid et la neige
L'été aussi le froid, le vent et, presque, la neige.
Au bout d'un an, les voila repartis
Cherchant dans leur livret à remplir la troisième colonne
Maniant cette fois le foc, le gênois et le spi
Nos trois gaillards ne sont plus bonhommes
Dans leurs regards, le bleu, l'alu et l'acier
Savent maintenant que les amarres ne doivent pas raguer
Boussole, compas, règle de Cras
Sont les outils de ces équipiers.
Futurs chefs de bord?
On les dit déjà à babord
Ou, plus modestement quarts
En tous cas, pour remplir leur verre, ils ont plus qu'un quart.
Car nous trois matelots
Au CMN ne sont pas pâlots
Rouge, vert ou blanc
Rien ne résiste à la soif du moment.
On les dit forts en gueule et à la barre
Toujours prêts à larguer les amarres
Y'a le bosco, le mataf et le Rey del mar
En tous cas avec ces trois gars là, qu'est ce qu'on se marre.
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