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Notes prises lors des manœuvres de sauvetage en mer le 15 Mai 2011 en association avec la SNSM, les Marins pompiers et le CMN.
1. BATEAUX PARTICIPANTS :
- KENEIL KER
- TELENDU.
- Vedette de la SNSM (SNS200)
- Zodiac des marins pompiers
2. LIEU DES ESSAIS :
- Baie de Bourgneuf entre « Notre Dame » et « l’entrée du port de PORNIC ».
3. PROGRAMME D’ESSAIS :
- Remorquage de TELENDU et KENEIL KER avec la vedette de la SNSM
- Transfert d’équipage d’un bateau à un autre
- Evacuation d’un blessé d’un voilier vers la vedette SNSM.
- Récupération d’un homme tombé à la mer.
- Mise à l’eau d’un radeau de survie (BIB).
- Débriefing.
4. REMORQUAGE :
Keneil Ker simulant une panne moteur.
Sans voile d’avant ni grande voile.
Le bateau de la SNSM parallèle au voilier et au vent du voilier.
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| Fig 1 : Touline |
Fig 2A : Lancement de la touline |
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| Fig 2B : Lancement de la touline |
Fig 3 : Ganse en bout de remorque |
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| Fig 4 : Récupération de la remorque en bout de touline |
Fig 5 : Pantoire installée sur Keneil Ker entre les taquets |
4.1. Procédure d’essais
- Vedette de la SNSM parallèle au voilier et au vent du voilier
- Lancement de la touline de la vedette vers le voilier. (FIG 1 et 2)
- Récupération de la remorque (FIG3 et 4 en tirant sur la touline.
- Amarrer la remorque au voilier en passant une aussière appelée Pantoire dans sa ganse (FIG3) et attacher les extrémités de cette pantoire aux taquets avant du voilier. (FIG5)
- Barrer le voilier dans l’axe de traction de la vedette.
o 1er essai : la touline est lancée trop à l’avant du bateau et tombe à l’eau
o 2éme essai : La touline est lancée au dessus de la bôme et est récupérée correctement.. Pas de chance, la touline s’emmêle autour du balcon, entraînant un temps d’attache de la remorque trop long.
o 3éme essai : La SNSM vise toujours la bôme, la récupération de la touline est correcte. En tirant sur la touline nous récupérons la remorque qui est ensuite attachée à l’avant du bateau aux deux taquets par l’intermédiaire d’une Pantoire ( bout d’aussière passant dans l’anneau de la remorque et reliée aux deux taquets d’avant voir FIG 5).
§ Le temps d’attache de la remorque est quand même jugé trop long par la SNSM qui nous suggère de ne pas détacher la touline de la remorque.
o 4éme essai : Récupération de la touline et de la remorque correctes, amarrage de la pantoire aux taquets correct mais la pantoire s’est emmêlée avec le pare battage d’étrave, ça fonctionne quand même.
5. TRANSFERT D’EQUIPAGE D’UN BATEAU A L’AUTRE
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- Le coffre arrière de rangement des bouts a été retiré et rangé sur une banquette du carré (FIG 6).
- KENEIL KER navigue uniquement avec la GV.
- Un pare battage large a été placés sur le tableau arrière pour protéger le bateau du zodiac des marins pompiers
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| Fig 6 : Coffre arrière retiré |
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5.1. Procédure :
- Le voilier se positionne de manière à recevoir les vagues sur l’arrière
- Le Zodiac des marins pompiers arrive sur l’arrière du voilier (FIG7)
- Le nez du zodiac est fortement appuyé contre le pare battage arrière par régime maintenu élevé de son moteur
- Un marin pompier monte à bord et aide un membre d’équipage à monter dans le zodiac.
- Remarque : le transfert des passagers peut se faire par l’arrière ou sur le côté (FIG8)
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| Fig 7 |
Fig 8 |
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| Fig 9 : C'est parti, on transfert l'équipage |
Fig 10 : Super ! Les pompiers sont sympas ! |
6. EVACUATION D’UN BLESSE :
6.1. Préparation du bateau :
- Le coffre arrière de rangement des bouts a été retiré et rangé sur une banquette du carré (FIG 6).
- KENEIL KER navigue uniquement avec la GV.
- Un pare battage large a été placés sur le tableau arrière pour protéger le bateau du zodiac des marins pompiers
6.2. Procédure utilisée :
- Positionnement du bateau de manière à recevoir les vagues sur l’arrière
- Maintien ferme son cap lorsque le zodiac des marins pompiers accoste le voilier sur l’arrière car le zodiac pousse très fort (FIG7).
- Montée de deux pompiers à bord.
- Positionnement du blessé sur une planche spéciale par les pompiers puis calage par des sangles et coussins spéciaux.
- Evacuation du blessé par l’arrière. L’absence de coffre à l’arrière a bien facilité la tâche. (FIG 11)
- transport du blessé par les pompiers sur la vedette SNSM (FIG11E)
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| Fig 11A, 11B, 11C, 11D, 11E : Evacuation d'un blessé |
7. RECUPERATION D’UN HOMME TOMBE A LA MER :
7.1. Procédure utilisée:
- Crier « un homme tombé à la mer »
- Montrer au barreur la position du naufragé (tâche d’un équipier).
- Jeter le feu à retournement suivi de sa bouée.
- Arrêter le bateau le plus rapidement possible en lofant.
- Repartir si le naufragé est trop loin du bateau et ne peut pas être récupéré.
- Affaler la voile d’avant.
- Effectuer une manœuvre de manière à arriver près du naufragé sous le vent du bateau.
- Agripper le naufragé à l’aide d’une gaffe (ou autre).
- Remonter l’homme à la mer en s’aidant si possible d’un système de palan / poulie / winch…
7.2. Mise en pratique sur KENEIL KER :
- Dans un premier temps KENEIL KER avait été équipé d’un palan à quatre branches accroché en bout de bôme.
- Le coffre à bouts de l’arrière avait été retiré afin de faciliter la remontée du naufragé.
- Un marin pompier est monté à bord, c’et lui qui se jettera à l’eau. Nous l’avons équipé de l’un de nos gilets de sauvetage.
- Une fois l’homme à la mer nous n’étions plus que trois à bord.
Dès la chute de l’homme à la mer la procédure décrite ci-dessus a été suivie et s’est déroulée correctement jusqu’à ce que l’homme à la mer attrape la gaffe (attention, n’utiliser une gaffe qui ne risque pas de blesser l’homme à la mer, les gaffes à embout plastique ont cet avantage) .
Nous avons essayé de traîner l’homme le long du bateau vers la jupe arrière Ce dernier était fatigué et avait de la peine à maintenir la gaffe dans sa main. (heureusement, c’était un costaud).
La récupération du palan a été pénible car la bôme nous l’avait éloigné du pont, le chariot de GV s’était débloqué. De plus dans la précipitation le palan à quatre branches s’était transformé en deux branches (probablement le saut d’un cordage d’une poulie).
Accrocher la manille du palan à la boucle du gilet de sauvetage du naufragé n’a pas été une mince affaire car la distance entre le pont du bateau et cette boucle (qui se trouvait 50cm sous l’eau) était importante.
Il a fallu deux personnes pour tirer sur le palan afin de remonter l’homme à la mer.
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| Fig 12 : Récupération d'un homme tombé à la mer |
7.3. Remarques des marins pompiers et de la SNSM :
- Moteur + GV :
o Essayer de faire une approche avec la GV et le moteur simultanément ne leur semble pas être une bonne idée. C’est bon pour du temps calme mais dans le cas d’une mer agitée il est préférable d’affaler la voile d’avant et la GV. Puis faire la manœuvre uniquement au moteur. L’installation d’un « LAZY BAG » fait gagner du temps et évite à la voile de partir dans tous les sens.
- Utilisation d’un palan :
o SNSM et marins pompiers suggèrent d’utiliser la balancine de GV pour remonter l’homme tombé à la mer pour éviter d’utiliser une bôme qui ne reste pas toujours bloquée.
- Retour sur l’homme tombé à la mer :
o Dans le cas d’une manœuvre au moteur la SNSM préconise d’utiliser la méthode de « BOUTAKOFF ». Si j’ai bien compris elle est illustrée dans l’exemple de la FIG13. :
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Fig13
§ 1 : L’homme tombe à la mer, repérer son cap d’origine.(exemple : 135)
§ 2 :S’écarter progressivement de son cap d’origine de 70° vers le naufragé pour éviter que l’hélice le blesse.
§ 3 : Faire demi tour
§ 4 : Revenir sur l’homme à la mer à 180° de son cap d’origine.
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- Poids de l’homme tombé à la mer :
o La SNSM et les marins pompiers nous font remarquer que lors de l’exercice l’homme tombé en mer était un pompier équipé d’une combinaison de plongée. Dans un cas réel le naufragé porte des habits, cela signifie que son poids est encore plus élevé d’où une difficulté supplémentaire pour le remonter à bord.
- Temps de gonflage du gilet de sauvetage :
o Le marin pompier tombé à la mer nous a signalé que le temps de déclenchement du système de gonflage était relativement long. Il n’a pas su dire exactement mais il parlait d’une dizaine de 10 secondes. Il nous rappelle que d’autres types de systèmes de déclenchement beaucoup plus rapides existent sur le marché.
- Repérage de l’homme tombé à la mer:
o L’équipier indiquant la position de l’homme tombé à la mer doit se trouver dans le champ de vision du barreur et non sur le côté, évitant ainsi au barreur de tourner la tête.
8. MISE A L’EAU D’UN RADEAU DE SURVIE (BIB):
- BIB de 6 places.
- Amener le BIB sur le pont (dans notre cas à l’arrière du bateau qui est la partie la plus dégagée).(FIG14)
- Attacher la petite sangle dépassant du BIB au bateau (taquet, winch…).
- Jeter le BIB à la mer et tirer sur la sangle jusqu’à sentir un point dur. Tirer ensuite un coup sec pour libérer l’entrée d’air sous pression, le BIB se gonfle automatiquement (FIG15)
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Fig 14 : Le BIB attaché par sa sangle est jeté à la mer |
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Fig 15 : Tirer sur la sangle jusqu'à la libération de l'air sous pression |
- Laisser le BIB se gonfler puis monter dedans (FIG16). A l’intérieur se trouvent
o Des fusées de tresse, un miroir, un sifflet, une torche électrique, des rames, des rations de survie, des sachets d’eau , bref tout l’attirail du petit naufragé.
- Remarque : le type de BIB montré FIG16 n’a pas de dôme automatique. Dans ce cas il se peut que le BIB s’ouvre à l’envers, il faut donc le retourner (voir FIG17).
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Fig 16 : BIB gonflé (Keneil Ker) |
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| Fig 17 : Retournement du BIB en s'appuyant sur l'échelle |
- D’autres types de BIB ne se retournent pas à la mise à l’eau car leur dôme de forme sphérique les placent en position normale sur l’eau (exemple FIG18 du BIB de la SNSM)
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Fig 18 : BIB de la SNSM a ouverture de dôme automatique (anti-retournement) |
9. DIVERS
Bracelet lumineux :
Nous avons remarqué lors de la visite de la vedette de la SNSM des petits bracelets équipés de petites lampes clignotantes à LED très lumineuses. Ces bracelets sont portés par les membres q’équipage qui travaillent sur le pont par mer agitée, leur repérage en est ainsi facilité. D’après la SNSM ces bracelets sont achetés dans des grands magasins de sport pour un faible coût.
Bernard LEVAUFRE
Merci à François HUBERT et Yves DUPRE pour leurs magnifiques photos.
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